Avec un simple BTS, il gère un magasin But à 26 ans : voici son salaire

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Avec un simple BTS, il gère un magasin But à 26 ans

Sans passer par une grande école de commerce, Florent a gravi les échelons à la force de son travail, de sa motivation et d’un vrai goût du terrain. À seulement 26 ans, il prend les rênes d’un magasin But. Un exemple inspirant pour celles et ceux qui doutent encore qu’un BTS puisse ouvrir de belles portes.

D’un CDD à la direction : un parcours construit sur le terrain

C’est à Moulins, dans l’Allier, que Florent commence son aventure. Embauché comme vendeur en CDD chez But en 2019, il ne se doute pas qu’il dirigera le magasin six ans plus tard. Et pourtant, c’est bien ce qu’il s’apprête à faire, officiellement dès le 1er novembre 2025. À la tête d’un point de vente de 3 000 m², épaulé par une équipe d’une vingtaine de personnes, il gère aussi un dépôt de 2 000 m². Près de 350 clients franchissent chaque jour les portes de son magasin.

Son quotidien ? Rendre le magasin rentable, assurer le bon fonctionnement des équipes et veiller à ce que le client reparte avec le sourire. « L’humain doit rester au centre », résume-t-il, convaincu que le succès passe autant par les chiffres que par les personnes.

Une vocation née… par hasard

Rien ne le prédestinait à évoluer dans l’univers du meuble et de l’électroménager. Fan de sport, Florent visait initialement une carrière dans le commerce sportif, du côté de Decathlon ou Intersport. Finalement, c’est chez Conforama qu’il réalise son BTS en alternance. Il y croise un manager inspirant qui lui transmet le goût du commerce de proximité et du management humain.

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Un tournant inattendu survient lors de sa soutenance de BTS, où il débat – avec humour – des mérites de Conforama face à But, devant un jury dont faisait partie le directeur du magasin But de Moulins. Pari réussi : quelques mois plus tard, Florent traverse littéralement la rue pour rejoindre But, les deux enseignes étant voisines.

Une ascension 100 % interne

CDI au bout de trois mois, puis coordinateur de rayon, chef de rayon électroménager, puis meubles, et enfin attaché de direction en janvier 2025. Une progression rapide, mais pas due au hasard. Florent a su prouver son engagement. « Chez But, quand on montre qu’on veut apprendre, on vous tend la main. »

Il suit même une formation de six semaines à Paris, sur le campus de l’enseigne, pour se préparer à ses futures fonctions de directeur. Un accompagnement qui témoigne d’un modèle de promotion interne valorisant les profils investis.

Une charge de travail intense, mais assumée

Florent travaille cinq jours par semaine, avec un rythme qui oscille entre 40 et 50 heures, voire plus en période de soldes ou lors d’événements commerciaux. Sa journée commence tôt, autour d’un café avec les managers, suivie du traditionnel « top day » avec l’équipe. Le reste du temps ? Présence en magasin, gestion des rayons, des litiges clients, du stock, sans oublier les aspects administratifs.

« Je passe 80 % de mon temps sur le terrain », explique-t-il, car pour lui, le cœur du métier, c’est la relation humaine, pas les tableaux Excel.

Un management basé sur la cohésion

Lorsqu’il évoque sa plus grande fierté, Florent ne cite pas les ventes, mais l’ambiance qu’il a su insuffler. « Le magasin était surnommé ‘la belle endormie’. Aujourd’hui, on a une vraie équipe soudée autour d’un projet commun. »

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Il croit fermement que la réussite d’un directeur ne se mesure pas seulement à ses résultats, mais à l’évolution de ses collaborateurs. Voir un vendeur progresser grâce à son accompagnement lui procure une satisfaction bien plus durable que n’importe quel chiffre du mois.

Combien gagne un directeur de magasin But ?

La rémunération brute annuelle avoisine les 42 000 euros, soit environ 2 625 euros nets par mois. À cela s’ajoute une part variable, indexée sur les performances du magasin, ainsi que des avantages d’un grand groupe : titres-restaurant, comité d’entreprise actif, et réductions sur les produits.

« C’est un système où la performance est valorisée. Plus on obtient de bons résultats, plus la rémunération suit. Et ça, c’est très motivant », confie-t-il.


Florent incarne parfaitement une génération de jeunes professionnels qui n’attendent pas qu’on leur ouvre la porte : ils la poussent. Avec un BTS, de l’envie et une bonne dose de résilience, il a prouvé que l’ascenseur social fonctionne encore… à condition de ne pas avoir peur de gravir les marches.